Connaissez-vous la technique du « SHOU-SUGI-BAN »?

Un architecte voyageur a remis au goût du jour une technique nippone qui donne au bois brûlé sa couleur définitive. Cette technique est devenue une alternative au vieillissement.

Fred Hatt, du bureau lausannois Tangram, est aussi chercheur au laboratoire Ibois de l’EPFL. C’est dire qu’il sait comment plier ce matériau naturel à sa volonté. Ayant travaillé au Japon à plusieurs reprises, il a été frappé par une petite maison de thé conçue par un architecte grâce à cette méthode.

La méthode du bois brûlé change la structure de celui-ci et, paradoxalement, le fortifie contre le feu. «Au départ, je craignais une interdiction du service des incendies parce qu’on peut imaginer que lorsqu’une bûche a commencé à se consumer dans la cheminée, puis s’est refroidie, le feu repartira plus vite. Alors que c’est l’inverse: les molécules s’agglomèrent, le bois se durcit et l’oxygène ne passe plus», rassure Fred Hatt.

Traditionnellement, au Japon, le procédé est de placer trois planches adossées les unes aux autres, formant une cheminée, avec un feu en bas, dont les flammes lèchent le bois et cela pendant sept minutes. Donc, au bout de trois minutes et demie exactement, les planches sont posées dans l’autre sens pour que la combustion soit uniforme. Puis on éteint avec de l’eau.» (Source : Le Temps, InovDesign, John Neeman)

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